Vice-président et chargé de la communication de la FENIOE, (Fédération Nationale des Ivoiriensd’Origine Étrangère et de souche), Aymar Dédi a dit dans une déclaration, son indignation suite aux propos récemment tenus par le président du Forum National Pdci-Rda. Le nommé Koné Daouda Issa Junior, Président de cette association utilisant les noms et couleurs du Pdci, et se prévalant des idéaux de ce parti, défend et soutient la cause du maire sortant du Plateau, Noël Akossi Bendjo.
À ce titre, il a fait une sortie pour s’en prendre à un adversaire de son candidat et mentor en faisan tallusion aux origines du challenger. Il a demandé aux populations du Plateau, ainsi qu’aux ivoiriens en général, de ne pas confier la gestion de leurs cités et de leur pays, auxétrangers. Les personnes qu’il traite d’étrangers, sont en réalité sont des ivoiriens à part entière, des citoyens réguliers, qui contribuent à la prospérité et à la renommée de la Côte d’Ivoire.
« Le crime de Fabrice Sawegnon a été de manifester des velléités de candidatures aux municipales dans la commune du Plateau. En dépit de tout ce dont notre pays a souffert du fait de l’ivoirité, certains esprit chagrins se bornent à remuer le couteau dans la plaie. Attention à nepas réveiller les démons de la division et de la xénophobie », a écrit Aymar Dédi, journaliste et écrivain auteur du livre Carton rouge.
«Face à ce péril qui constitue une grave menace à la diversité, force est de constater le silence troublant des partis politiques et une faible mobilisation des organisations de la société civile. Et pourtant, ces écarts de langage et ces inconduites peuvent malheureusement mener à la violence contre l’État de droit. Il faut pour cela faire attention et éviter les boucs émissaires qui empêchent de répondre aux vraies urgences», a-t-il averti.
Citant en exemple le premier responsable de la Côte d’Ivoire( Ndlr Alassane Ouattara), comme celui qui a le plus souffert des ‘’fake news’’, Aymar Dédi estime que « la souffrance morale et psychologique endurée par les personnes victimes de ces dérives langagières ne se calcule pas ». Selon lui « la lutte contre la xénophobie se doit d’être universelle au risque de devenir elle-même discriminante ».
Et de conclure : « Il y’a donc une nécessité absolue d’investir toutes les énergies dans le vivre ensemble, les rencontres intellectuelles tout en inscrivant la Côte d’Ivoire dans le contexte mondial de globalisation».
Alice Ouédraogo