Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) connaît une défection en Norvège. En effet, à moins de trois mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025, le représentant du parti en Norvège, Arnaud Donatien Gueï, a annoncé sa démission avec fracas, dans une lettre datée du 3 août 2025. Cette décision, selon lui, repose sur des dysfonctionnements profonds au sein de la structure dirigée par Laurent Gbagbo.
Dans sa correspondance officielle, Arnaud Donatien Gueï évoque les raisons de son départ : « manque de démocratie interne, de transparence et de liberté d’expression ». Trois griefs qui révèlent un malaise au sein de certaines représentations extérieures du PPA-CI.
Affirmant ne pas rompre avec les idéaux du parti ou avec la figure de l’ex-président Laurent Gbagbo, l’ex-représentant en Norvège prend ses distances avec la gestion interne du mouvement. Il affirme rester attaché aux valeurs fondatrices du parti, tout en dénonçant une dérive dans la gouvernance militante.
« Ce fut une expérience enrichissante », note-t-il dans sa lettre. Il souligne qu’il assurera une passation apaisée de ses responsabilités.
Ce départ intervient dans un contexte marqué la canicule de Ahoua Don Melo et des stratégies de blocage électoral évoquées par certains observateurs. Il met également en lumière une contradiction entre le discours démocratique du PPA-CI et son fonctionnement réel.
La démission d’Arnaud Donatien Gueï interroge : combien d’autres cadres, en silence, partagent sa frustration ? À l’heure où le parti se présente comme le porte-étendard de la liberté et de la justice, ces départs pourraient fragiliser sa crédibilité, tant sur le plan local qu’international.
CD