Afrique

Présidence de de l’Union africaine : la désignation de Mugabe pas contestée à Abidjan ( Rdr, Fpi, Pdci, Lider )

Par Charles Kouassi14 février 2015

AFRIKIPRESSE -Paris . Quelques semaines après la désignation par ses pairs du président zimbabwéen Robert Mugabe à la tête de l’Union africaine, des responsables des principaux partis politiques ivoiriens livrent leurs réactions , après les réactions recueillies à Dakar.

Joël N’guessan (RDR ) : «Une décision des chefs d’Etat que nous respectons »

«C’est une décision des chefs d’Etat que nous respectons donc au niveau du RDR, nous n’avons pas de commentaire particulier à faire. Ce sont les chefs d’Etats qui ont décidé ; il faut donc respecter leur décision »

Amani N’guessan (FPI) : « Il est pour la liberté africaine »

« Personnellement, je pense que c’est l’Afrique digne qui est célébrée pour être aux avant-postes pour mener la lutte. Cet homme nous a démontré qu’il est un anti-colonialiste et un anti-impérialiste. Il est pour la liberté africaine. Par conséquent j’applaudis quoi qu’on dise , parce que l’Afrique ne peut pas se sanctionner elle-même par rapport à son combat. On peut salir l’Afrique, on peut diaboliser l’Afrique mais l’Afrique ne peut pas se diaboliser elle-même à travers des responsables dignes comme Robert Mugabe. Donc, je salue cette élection ».

Mamadou Koulibaly (Président de Lider) : «On a bon espoir qu’il puisse rompre avec une certaine tradition »

« Comme c’est la tradition, il a été désigné par ses pairs , par conséquent, il va devoir assumer sa part de responsabilité et on verra ce que ça va donner. On a quand même de bons espoirs qu’il puisse rompre avec une certaine tradition de l’Union africaine. Cette incapacité à ne pas résoudre les problèmes africains et à toujours chercher les solutions ailleurs, alors que ce sont nos problèmes qu’on peut bien affronter. Je pense qu’en tant que président, il saura impulser cette dynamique de résolution de nos problèmes par nous-mêmes, une dynamique qui va avoir besoin de l’aide des autres, mais nous-mêmes nous devons nous engager à résoudre d’abord nos problèmes . Le drame c’est que c’est toujours la communauté internationale qui identifie nos problèmes à nous, et qui sont souvent des problèmes tout simplement du fait de leur point de vue. Qu’on tue des gens dans un marché au Nigeria avec plusieurs centaines de morts, peut ne pas être un problème pour eux. Pourtant l’Union africaine doit prendre ce problème à cœur. Que des enfants disparaissent à Abidjan et soient tués ne semble pas nous préoccuper, qu’il y ait des élections anti-démocratiques en Afrique ne semble pas nous préoccuper. Si la présidence de Mugabe peut repositionner l’Afrique sur l’identification claire de nos problèmes et des résolutions communes; si en 2015, le président en exercice de l’Union africaine peut amener les pays africains, les chefs d’Etats africains à regarder vers la mutualisation des efforts, je suis convaincu que nous trouverons des solutions à nos problèmes, et puis, bien sûr, que les autres viendront nous aider mais en fonction de notre agenda. C’est à nous de leur affecter des missions précises compte tenu de nos limites , mais pas à eux de venir nous aider et de venir nous affecter des missions précises compte tenu de leur capacité. Ça ne marche pas comme ça ».

Niamkey Koffi ( PDCI ) : « Je ne pense pas qu’il faille en faire un événement particulier »

« Les chefs d’Etats africains ont consacré une tradition qui consiste à élire un des leurs pour assurer la présidence de l’Union africaine. Je ne pense pas qu’il faille faire un événement particulier, ça rentre dans la fonction générale des président de l’UA. » .

Propos recueillis à Abidjan parClaude Dassé

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