AFRIKIPRESSE – Paris. Ce jeudi 23 avril, l’actuel ministre nigérian de l’agriculture et candidat à la présidence de la banque africaine de développement (BAD) a donné une conférence de presse à l’hôtel Peninsula au 19 avenue Kléber, dans le 16ème arrondissement parisien.
L’un des candidats à la succession de Donald Kaberuka à la tête de la plus importante institution financière africaine, a profité de l’échange avec les journalistes pour donner ses priorités s’il est élu huitième président de la BAD.
L’une de ses visions est de développer les infrastructures pour une productivité et une compétitivité accrues assurant la protection de l’environnement et des ressources naturelles.
Le candidat entend également assurer la croissance du secteur privé afin de favoriser l’industrialisation et la création de richesses.
Générer des emplois pour les jeunes et les femmes en Afrique, relancer les économies rurales pour assurer une croissance partagée, et favoriser l’intégration régionale font également partie de la vision pour une Afrique nouvelle, du candidat.
Akinwumi Adesina a dit : « C’est dans les petits pays aux économies fragiles qu’il faudra intervenir le plus. Je suis fils de cultivateur et je connais ce que c’est que la pauvreté. J’ai longtemps travaillé dans ces petits pays là, et je mettrai en place un fonds spécifique pour aider ces économies à se relever ».
Déclarant pouvoir être un maillon essentiel entre anglophones et francophones”, il a ajouté : « L’Afrique dispose de 65% des terre arables du monde entier. Il nous suffit tout simplement de produire des richesses à partir de ce potentiel là. Et avec moi, la BAD financera les projets de créations de richesse (…) Ce n’est pas l’aide des Occidentaux qui apportera un développement durable à l’Afrique, nous devons compter sur nos propres ressources ».
Jean-Paul Oro