Le Président ivoirien a accordé à des journalistes des médias d’État et étrangers , une interview diffusée jeudi 25 juin 2015 sur les antennes de la télévision et de la radio nationale.
Le chef de l’État ivoirien s’est voulu fair-play, dédramatisant l’effet et la crainte d’une éventuelle défaite à la présidentielle à venir, tout en souhaitant bénéficier à nouveau de la confiance de ses concitoyens.
Ainsi Alassane Ouattara a déclaré qu’il pourra faire beaucoup d’autres choses en cas de défaite à l’élection de 2015 : « J’ai tellement de choses à faire. J’avais un institut conseil que j’ai liquidé pour ne pas avoir de conflits d’intérêts. Je peux commencer à donner des conseils ici et là, je peux enseigner y compris à l’université d’Abidjan. Je peux faire des conférences. Je peux écrire des livres. Ceci étant je souhaite que mes concitoyens me donnent la possibilité de continuer parce qu’il y a beaucoup à faire. Je ne voudrais pas que ce travail soit interrompu ».
Si les plus virulents de ses adversaires peuvent y voir un aveu d’echec, ou plutôt une manoeuvre visant à endormir, d’autres observateurs assurent que cette sortie est un bon signe à l’attention des siens, pour éviter le tourbillon et le syndrome d’une crise post-électorale, en cas de défaite. Le leader ivoirien se voit en Goodluck Jonathan son allié et ami qui a accepté sa défaite, et non en Laurent Gbagbo.
Le chef de l’État ivoirien a admis qu’aucune élection n’est gagnée d’avance, et qu’il fera campagne comme tout le monde , alors que plusieurs de ses partisans assurent d’une victoire dès le premier tour avec le soutien des partis membres du Rhdp.
Charles Kouassi et T.A.B