Société

Prévention et sécurité routière : les chauffeurs indélicats désormais traqués par la Police spéciale de sécurité routière

Par Philippe Kouhon5 juin 2025

Depuis quelques jours, le ministère des Transports a lancé une vaste opération de renforcement des contrôles routiers sur plusieurs axes de circulation, aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays.

Cette intensification des contrôles vise à prévenir efficacement les accidents de la route et à faire respecter les règles de conduite en vigueur. Pour atteindre cet objectif, plusieurs dispositifs ont été renforcés. Le centre de contrôle radar a été doté de personnel supplémentaire afin de détecter en temps réel les comportements à risque.

Parallèlement, la Police spéciale de sécurité routière, dirigée par le Commissaire Divisionnaire Major de Police, Touré Abdul-Kader, est pleinement mobilisée aux côtés des équipes de l’Office de sécurité routière (OSER), de la Direction générale du transport terrestre et de la circulation (DGTTC), ainsi que de la Direction de la communication et des relations publiques du ministère.

Ces forces conjointes sont chargées d’interpeller et de mettre hors d’état de nuire les conducteurs sous l’emprise de substances prohibées, en état d’ébriété ou encore en infraction avec la réglementation administrative (permis, assurance, contrôle technique, etc.).
Une fois détectés, ces chauffeurs indélicats sont sommés de libérer le véhicule. Il revient alors à leur compagnie de transport de désigner un chauffeur de remplacement pour permettre la poursuite du trajet. Quant aux contrevenants, ils sont systématiquement verbalisés, voire remis aux autorités compétentes selon la gravité des faits.

Cette phase répressive marque un tournant important dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de sécurité routière 2021-2025, adoptée en juillet 2021. Après plusieurs années consacrées à la sensibilisation et à la communication, notamment à travers la Semaine nationale de sécurité routière instaurée depuis janvier 2023, le ministère passe désormais à la vitesse supérieure.

Par ailleurs, les réformes engagées, telles que le permis à points, commencent à produire des résultats tangibles. Un récent arrêté ministériel a en effet confirmé l’annulation de plus de 3 600 permis de conduire pour épuisement total des 12 points alloués.

Enfin, le ministre des Transports, Amadou Koné, a clairement affiché sa volonté de renforcer la phase de répression dans l’optique d’atteindre les objectifs internationaux fixés : réduire de 25 % le nombre d’accidents et de tués sur les routes d’ici 2025, puis de 50 % à l’horizon 2030.

Philippe Kouhon

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