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Primes impayées des Éléphants : le régisseur Yapi Parfait et des proches de l’ex ministre Lobognon aux arrêts

Par Charles Kouassi4 juillet 2015

L’étau se resserre sur les différents suspects dans l’enquête en cours sur la prime impayée des Éléphants. Depuis le vendredi 3 juillet 2015 l’ex régisseur de l’équipe nationale Yapi Parfait est à la prison de Yopougon , tandis que des proches d’Alain Lobognon dont le chauffeur et la secrétaire ainsi qu’un « encaisseur » des chèques, sont aux arrêts à la police économique, à Abidjan.

Il est reproché au chauffeur et à la secrétaire de l’ex ministre d’avoir perçu contre décharge le montant de 5 millions Fcfa. Une accusation qu’ils nient.

L’encaisseur des chèques a été arrêté pour avoir été le seul à encaisser à la banque plusieurs chèques émis au profit de différentes sociétés. Il devra dire dire à qui il remettait les fonds.

L’enquête fait ressortir que des ressources publiques ont été indûment perçues au profit des chantiers privés et individuels de responsables du ministère.

Selon des juristes la levée de l’immunité parlementaire d’Alain Lobognon n’est requise qu’en cas de risque d’inculpation.

Une simple audition en qualité de témoin, ajoutent-ils, ne requiert pas la levée de l’immunité parlementaire de l’ex ministre.

Au sommet de l’État ivoirien , ordre aurait été donné d’arrêter tous ceux qui ont perçu indûment de l’argent dans les primes des Éléphants.

« Le président Ouattara a souhaité que personne ne soit épargné, y compris Sidy Diallo et Alain Lobognon s’ils sont convaincus d’avoir détourné des fonds publics à leur profit » , croit savoir une source proche de l’enquête , tandis que l’ex ministre continue de clamer son innocence, assurant être totalement au dessus de tout soupçon. À ce jour, il n’a jamais été contacté ni interrogé. Son entourage déplore une séquestration et une tentative d’intimidation et rappelle qu’il a été toujours demandeur de la vérité et d’une enquête sur cette affaire.

Des observateurs rappellent à ce sujet le défi qu’Alain Lobognon avait lancé sur Rfi au plus fort de l’affaire : « Si je suis coupable, qu’on m’envoie à la Maca », sans nullement lui souhaiter le même sort que ses proches en ce moment en prison , en disant qu’il n’aurait pas lancé un tel défi si au fond, il avait commis un forfait.

Charles Kouassi

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