Vano Kalembe Kiboko, ancien député national du Parti Pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) et président de l’association socio-culturelle Lwanzo Iwa Mikuba, a été arrêté par le Parquet général de la République lundi 29 décembre à Kinshasa à l’Aéroport International de N’djili. Il a été empêché de voyager par la Direction Générale de Migration (DGM), alors qu’il allait à Paris avec son épouse et ses deux enfants.
Selon son avocat il est inculpé d’incitation à la haine tribale et de trouble à l’ordre public au Katanga. La même source précise que l’honorable Vano Kiboko a été transféré mardi matin à l’Inspectorat Général des services judiciaires près le Parquet Général de la République.
D’après un communiqué publié par l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), le Parquet général de la République poursuit cet ancien député pour avoir fait une déclaration à travers certains médias de Lubumbashi dans laquelle il s’opposait à la révision constitutionnelle.
Il lui est aussi reproché, selon la même association d’avoir déclaré être favorable à la candidature du gouverneur du Katanga, Moise Katumbi, à l’élection présidentielle de 2016.
L’Acaj dénonce cette arrestation qu’elle qualifie d’arbitraire. Elle exige la libération sans condition de Vano Kalembe et l’ouverture d’une enquête indépendante à ce sujet. Dans son communiqué à la presse de ce matin, cette ONG des droits de l’homme condamne également les menaces et intimidations dont font l’objet actuellement plusieurs personnes qui s’opposent à la révision constitutionnelle en RD Congo. Elle demande au président Joseph Kabila de faire cesser toutes ces menaces.
« Nous exigeons que Monsieur Vano Kiboko soit libéré, parce qu’il n’a commis aucune infraction », a affirmé Rashidi Akida, président de ce collectif.
Banny Kalabanza