Le vice-président Tiémoko Meyliet Koné a représenté le président de la République à la cérémonie de restitution de la mosquée Salam d’Adjamé, le vendredi 17 octobre 2025. À cette occasion, il a indiqué que la réhabilitation de cette mosquée Salam d’Adjamé est un acte de foi, de mémoire et de responsabilité.
Débutés en septembre 2024, ces travaux de réhabilitation de la mosquée Salam d’Adjamé ont pris fin en octobre 2025. En réceptionnant cet édifice religieux, le vice-président ivoirien a exprimé la fierté du président Alassane Ouattara à l’égard de la communauté musulmane de Côte d’Ivoire.
Selon lui, la rénovation de la Mosquée Salam, l’une des plus grandes et des plus symboliques de notre capitale économique, n’est pas un simple acte de réhabilitation matérielle. Il y’a voit un acte de foi, un acte de mémoire et de responsabilité.
« Cette mosquée retrouve aujourd’hui sa splendeur, grâce à la volonté et à la détermination du ministre, gouverneur du District autonome d’Abidjan, Cissé Ibrahima Bacongo, que je félicite pour cette belle initiative, soutenue par le Chef de l’État. La Mosquée Salam, restaurée dans toute sa beauté, devient à nouveau un phare spirituel, un lieu de recueillement et de fraternité.», a-t-il déclaré.
« C’est aussi un symbole fort à un moment où nous devons, plus que jamais, renforcer notre unité, notre solidarité et notre amour du prochain. Prenons soin de cette Maison d’ALLAH, redevenue un joyau au cœur d’Adjamé. Souhaitons qu’elle demeure un espace pur, vivant, accueillant, où les prières s’élèvent pour la paix, la prospérité et la stabilité de notre chère Patrie. En cette période importante pour notre pays, le chef de l’État exhorte chacune et chacun de nous à faire triompher l’esprit de tolérance afin de préserver la cohésion sociale dans la sérénité », a poursuivi Tiémoko Meyliet Koné.
Un lieu de prières détourné de sa mission
Le ministre, gouverneur du District autonome d’Abidjan, est revenu sur l’état dans lequel il a trouvé la grande mosquée d’Adjamé : « Cet édifice, naguère un joyau architectural, bâti des mains du père fondateur de la Nation, le premier président de la République de Côte d’Ivoire, SEM Félix Houphouët-Boigny, avait été rattrapé par le temps, éprouvé par l’usure. », a-t-il déploré.
« Il avait été détourné de sa destination de lieu de culte, de transmission du savoir, d’enseignement de vie sociale, et présentait déjà des façades dégradées, subissait sur la toiture d’importantes infiltrations, était agressé par des installations anarchiques de tous ordres, présentait une plomberie et un drainage des eaux pluviales totalement défaillants. Comme si cela ne suffisait pas, l’édifice était occupé, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, par un commerce exubérant qui cachait d’autres activités totalement en contradiction avec les valeurs enseignées dans l’édifice : fumoir, prostitution. Le constat était sans appel : la Mosquée Salam devait être restaurée », a-t-il ajouté.
L’objectif général visé était de redonner à la mosquée Salam sa destination originelle et son rôle spirituel et social. Plusieurs travaux ont été réalisés, en commençant par la libération des emprises de la grande mosquée d’Adjamé, ainsi que la restauration et la réhabilitation complète de l’édifice. La voie menant à la mosquée, située à proximité du boulevard Nangui Abrogoua, a également été réhabilitée.
« Avec la restauration de cette mosquée, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara marche sur les pas du père fondateur, le président Félix Houphouët-Boigny, dont le soutien dans l’avènement de cette mosquée est connu », a rappelé Ibrahima Cissé Bacongo.
Le président du Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques, Cheickoul Aïma Ousmane Diakité, a plaidé pour l’inscription de la mosquée Salam d’Adjamé sur la liste du patrimoine du District d’Abidjan, « au regard de l’histoire de cette mosquée et des hommes qui ont contribué à sa renaissance après 65 ans ».
Cette restitution de la mosquée Salam a été marquée par la remise d’un véhicule de fonction à l’imam principal, El Hadj Inza Samagassi, en présence du Premier ministre, de membres du gouvernement, du maire d’Adjamé et des représentant d’autres confessions religieuses.
Olivier Dion