En marge de la 70ème Assemblée Générale des Nations Unies, à New York, le Président de la République Togolaise, Faure Gnassingbé a présidé le 26 septembre au siège de l’Organisation, une réunion organisée en partenariat avec le Royaume des Pays-Bas sur la sûreté maritime et la sécurité dans la mise en œuvre du programme de développement post-2015.
Le Président Faure Gnassingbé a brièvement rappelé la problématique de la sûreté maritime par un historique des actes de piraterie dans les golfes d’Aden et de Guinée.
« Ces actions font perdre chaque année à l’Afrique une somme estimée à sept (7) milliards de dollars US , un chiffre en deçà de la réalité », a expliqué Faure Gnassingbé. Il a relevé l’impossibilité d’une surveillance individuelle de l’espace maritime africain, appelant de ses vœux à une coopération renforcée. M. Gnassingbé, a énuméré les axes prioritaires à prendre en compte dans le cadre des discussions relatives à la sûreté maritime (lutte contre la piraterie, les trafics illicites, la pêche illégale et les problèmes migratoires), avant de souligner que les efforts consentis par les uns et les autres devraient nécessairement converger vers l’amélioration des conditions de vie des populations.
Présent, le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall, a félicité son homologue togolais pour l’organisation de cette rencontre. « Nous devons faire des efforts pour renforcer les équipements de la marine, mettre en place des forces spéciales », a plaidé Macky Sall, avant d’exhorter une attention particulière pour les accords de pêche (notamment avec l’Union européenne) pour qu’ils soient à l’avenir plus équilibrés.
« Les eaux africaines sont d’une importance capitale pour l’économie mondiale », a poursuivi le co-organisateur de la rencontre, le ministre néerlandais des Affaires Etrangères, Bert Koenders.
Aliou BM Diallo, à Conakry