À quelques jours du mois saint de Ramadan, et en vue d’uniformiser les prix des denrées de première nécessité sur le marché local , le ministre guinéen du commerce, Jean Marc Yombouno a rencontré mardi 16 juin 2015 à Conakry , les importateurs des produits alimentaires.
Pendant les échanges , les acteurs du secteur ont fait le point de la situation du marché . Ils ont pris l’engagement ‘’ferme’’ de satisfaire à coût raisonnable, les populations en besoins alimentaires.
‘’Depuis 2011, nous avons tenu une réunion avec le premier ministre pour que le président de la République accepte de diminuer le droit de douane de 25% pour nous. Depuis lors, on a conclu de fixer le prix du sac de riz en détail à 200.000 GNF (20 euros). Donc, si vous voyez que ces mêmes sacs de riz sont vendus à 170.000 GNF (15,3 euros), c’est qu’il n’y a plus d’augmentation’’, justifie l’importateur de riz, El Hadj Guelguédji Barry.
Pour le riz, la farine, le sucre, qui sont les plus sollicités pendant cette période, les opérateurs économiques affirment avoir pris des dispositions pour ‘’alléger’’ le prix.
TAIBA Mohamed Abdallah, importateur de farine, assure que le prix des sacs de farine connaîtra une baisse drastique à l’arrivée du mois de Ramadan : ‘’Le moulin de TAIBA a pris l’initiative de diminuer son prix de vente à l’usine à 200.000 GNF (20 euros) par sac’’.
Alors que les importateurs annoncent une importante quantité des produits en stock dans les magasins, soit 100.000 tonnes de riz, 50.000 tonnes de sucres et 30.000 tonnes de tomates, puis la présence des unités de conditionnement de l’huile installées au port autonome de Conakry, les vendeuses du poisson, elles, se plaignent des conditions d’obtention de leurs produits.
‘’Le gouvernement avait promis de nous aider à avoir le poisson à un prix raisonnable pour ravitailler le marché, mais tel n’a pas été le cas, car le carton de poisson nous coute près de 400.000 GNF (50£). Et après vente, nous tirons notre bénéfice à hauteur de 100.000 GNF (10£) par carton. Je pense que la cherté des prix sur le marché est due aussi à l’absence d’un système de contrôle efficace de l’Etat sur le terrain’’, indique Mme Fatoumata Camara, vendeuse de poisson au grand marché de Madina.
Par ailleurs, les femmes mareyeuses invitent le gouvernement à revoir les conditions de délivrance de leur licence.
La Guinée, qualifiée de ‘’château d’eau de l’Afrique de l’Ouest’’, peine à s’auto-suffire. Selon nos informations, entre 2010 à 2013, le taux d’importation de riz a atteint 200% soit de 300 mille tonnes à 500 mille tonnes par an.
Aliou BM Diallo, à Conakry