L’événement « Conakry capitale mondiale du livre en 2017 » se prépare en Guinée. Après le congrès électif du bureau exécutif de l’association des écrivains, samedi dernier , l’association des éditeurs de Guinée –ASSEGUI- a lundi 23 novembre, tenu son congrès à la Maison d’édition Harmattan Guinée.
L’ancien bureau de l’ASSEGUI a rendu le tablier avant qu’un nouveau bureau ne soit élu avec à la clé, 9 postes. Par un vote à mains levées suivies d’acclamations, les participants ont élu Salif Kéïta de Tabala 3P+ et Sansy Kaba Diakité, DG de la maison d’éditions Harmattan Guinée, respectivement Président et secrétaire général de l’association des éditeurs de Guinée.
« Je suis très ému d’être élu, 15 ans après la mise en place de cette organisation. Je remercie le Pr Djbril Tamsir Niane à qui je succède. Il est très difficile de remplacer ce timonier. Mais, je vous promets, les objectifs de cette association resteront les mêmes. Toutefois, nous allons nous attaquer à d’autres chantiers pour préparer Conakry 2017. Je remercie le Pr Djbril Tamsir Niane avec qui j’ai parcouru l’Afrique et le monde francophone. Aujourd’hui nous avons la lourde tâche de gérer cette association, nous allons travailler en intelligence avec tous les membres de ce bureau, avec l’Etat guinéen. Le premier chantier que nous allons avoir avec l’Etat guinéen, c’est de nous mettre en harmonie avec le ministère de l’enseignement de base pour qu’une part de marché de l’édition scolaire passe aux éditeurs autochtones », a promis le nouvel élu.
« L’édition est facteur de développement. Tout comme il est banal de dire que la culture est un vecteur de progrès même si ça ne paraît pas évident aux gens. Mais il n’y a pas de développement sans culture, il n’y a pas de développement sans livre », insiste l’écrivain-historien, le Pr Djbril Tamsir Niane.
Sansy Kaba, Directeur général de l’Harmattan Guinée déclare : « nous avons envi de faire de Conakry 2017 une réussite. Nous allons faire tout ce qu’il faut pour aller vers cet objectif. Je pense que nous avons le droit et le devoir de nous mobiliser. Une mobilisation totale des acteurs du livre que nous voyons aujourd’hui. Dans quelques jours, ce sera les libraires, les bibliothécaires et enfin les imprimeurs ». Il a ajouté que pour aller loin, et arriver à bon port, les uns et les autres doivent agir dans la discipline, dans l’organisation et la solidarité.
Aliou BM Diallo