Selon une déclaration conjointe du gouvernement malien et de l’Organisation des nations unies (Onu) faite dans la soirée du dimanche 18 janvier 2015, ”l’épidémie d’Ebola est terminée au Mali”.
« Depuis le 6 décembre 2014, date à laquelle le dernier malade » traité à Bamako pour le virus « a été testé négatif, aucun autre cas confirmé de maladie causée par le virus Ebola n’a été enregistré dans notre pays », a expliqué Ousmane Koné, ministre malien de la Santé. « Aussi, après 42 jours de surveillance sans cas confirmés », conformément aux directives en vigueur « je déclare ce jour, 18 janvier 2015, la fin de l’épidémie ». Le docteur Ibrahim Socé Fall, chef de l’UNMEER, a de son côté rappelé que « conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en la matière, la propagation de la maladie causée par le virus Ebola dans un pays peut être déclarée terminée lorsque 42 jours se sont écoulés sans qu’aucun nouveau cas ne soit enregistré ».Selon les autorités maliennes et l’OMS, le premier cas d’Ebola enregistré au Mali a été annoncé le 23 octobre, en la personne d’une fillette de deux ans venue de Guinée voisine, qui est morte le 24 octobre, sans entraîner de contamination. Le virus a ensuite été réintroduit dans le pays par un autre patient en provenance Guinée, un imam de 70 ans, qui a contaminé directement ou indirectement sept personnes, dont cinq sont mortes. La Guinée, d’où est partie la flambée fin décembre 2013, demeure un des pays les plus affectés par Ebola avec la Sierra Leone et le Liberia voisins. A eux trois, ces États comptent 99 % des plus de 8 500 morts dus au virus, d’après l’OMS, selon laquelle le nombre de nouveaux cas est en nette baisse depuis plusieurs semaines. Un reflux du virus qui permet aux élèves et étudiants de Guinée de reprendre le chemin des écoles et universités, ce lundi, avec près de quatre mois de retard. Au Liberia, les classes, fermées depuis fin juillet, doivent rouvrir le 2 février prochain.