Opinion

Scandale Softcare au Sénégal : alerte sur la santé publique en Afrique

Par La Rédaction8 janvier 2026

Produits périmés, soupçons de corruption : l’affaire Softcare au Sénégal révèle les failles de la protection sanitaire en Afrique.

Le scandale impliquant l’entreprise Softcare au Sénégal dépasse le simple cadre d’une infraction industrielle. Il révèle une problématique structurelle touchant plusieurs pays africains: l’importation et la production de biens de consommation à risque, issus de chaînes industrielles peu regardantes sur les normes sanitaires.

Produits périmés destinés aux populations vulnérables

Le 8 décembre 2025, l’Agence sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique a ordonné le retrait immédiat des produits Softcare après la découverte de plus de 1 300 kg de matières premières périmées dans une usine située à Sindia. Ces produits, destinés aux bébés et aux femmes, représentaient un danger sanitaire potentiel.

Les autorités ont souligné que l’utilisation de matières expirées dans des produits d’hygiène pouvait provoquer des infections, des réactions allergiques et d’autres complications médicales. Une situation d’autant plus inacceptable que les consommateurs concernés sont parmi les plus vulnérables.

Un problème structurel en Afrique

Ce scandale relance le débat sur les pratiques de certaines entreprises étrangères en Afrique. La Chine, partenaire économique majeur du continent, est régulièrement accusée de privilégier l’écoulement de produits bas de gamme sur les marchés africains, alors que des standards stricts sont appliqués sur son propre territoire.

Les accusations de tentatives de corruption révélées par Moussa Diallo, haut responsable de l’ARP, aggravent encore le dossier. Selon lui, des pressions auraient été exercées afin d’entraver le travail de contrôle sanitaire.

Pour de nombreux observateurs, l’affaire Softcare est un révélateur: sans institutions fortes et indépendantes, les pays africains resteront exposés à des pratiques mettant en danger la santé publique. Le Sénégal, en choisissant la transparence, pourrait ouvrir la voie à une nouvelle exigence de responsabilité dans les partenariats industriels.

Une correspondance particulière de Fleur Kouadio

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