Face à l’augmentation tragique des accidents de la route début 2026, le gouvernement ivoirien passe à la vitesse supérieure. Le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, a doté la gendarmerie nationale de 12 nouveaux radars mobiles de haute précision. La cérémonie qui s’est tenue au Commandement supérieur de la gendarmerie à Abidjan, le vendredi 27 février 2025, marque le lancement de l’opération « Tolérance Zéro » sur l’ensemble du territoire.
519 accidents en 45 jours : L’urgence d’une riposte
Le bilan de ce début d’année est lourd : 164 décès et 934 blessés recensés depuis le 1er janvier 2026 sur les routes ivoiriennes. Lors de la cérémonie, le ministre Amadou Koné a sifflé la fin de la récréation. L’heure n’est plus uniquement à la sensibilisation, mais au déploiement du Système de transport intelligent (STI) sur l’ensemble du territoire national.
En plus des radars fixes, la gendarmerie dispose désormais de 16 radars mobiles, dont les 12 nouveaux acquis via le Conseil national de sécurité (CNS). Ces équipements permettent une vidéo-verbalisation mobile capable de traquer l’excès de vitesse et les circulations en sens inverse.
Des équipements de pointe pour une mobilité stratégique
Le directeur général des Transports terrestres, Oumar Sacko, a présenté les spécificités techniques du matériel.
- Capture haute précision : identification immédiate des excès de vitesse et des circulations en sens inverse,
- Connectivité temps réel : une tablette avec carte SIM transfère les données directement au centre de commandement du STI,
- Vision nocturne : des lampes LED multifonctions permettent des contrôles efficaces 24h/24,
- Mobilité totale : déploiement rapide sur trépieds sur les axes les plus dangereux.
L’engagement ferme du général Apalo Touré : « Vous ne serez pas déçus »
Le général de corps d’armée, Alexandre Apalo Touré, a affiché une fermeté absolue en recevant ce matériel. Il a annoncé la mise en place d’une stratégie spécifique pour réduire drastiquement le nombre de tués, avec une attention particulière portée aux zones urbaines comme Bouaké et Korhogo, où les engins à deux et trois roues sont particulièrement vulnérables.
« Je voudrais vous rassurer : d’ici quelques mois, vous ne serez pas déçus de l’utilisation que nous ferons de ce matériel », a déclaré le commandant supérieur de la gendarmerie.
Ce qui change pour les usagers dès le lundi 2 mars
L’objectif est clair : réduire drastiquement le nombre de victimes (dont 60% sont des piétons et usagers de deux-roues) pour atteindre l’ambition de -50% de tués sur la route d’ici 2030. « Il nous faut intercepter les automobilistes indélicats avant que le pire ne se produise », a insisté Amadou Koné.
L’accent sera mis non seulement sur la vitesse, mais aussi sur la validité des contrôles techniques, avec des sanctions prévues pour les centres de visite technique complaisants.
Dès ce lundi 2 mars, l’opération nationale sera lancée. Le message aux usagers est limpide : la technologie est désormais au service de la loi, pour que la route ne soit plus un lieu de deuil.
Avec Sercom