Société

Sécurité routière en Côte d’Ivoire : le gouvernement décrète la « tolérance zéro » face à la hausse des accidents

Par Yaya Kanté17 février 2026

Avec un bilan tragique de 168 décès enregistrés depuis le 1er janvier, le gouvernement ivoirien passe à l’offensive. Le ministère des Transports et des Affaires maritimes a annoncé, ce lundi 16 février 2026, la réactivation immédiate des instances de régulation et l’application d’une répression sans précédent pour stopper l’insécurité routière.

Une synergie interministérielle renforcée

Les chiffres de ce début d’année sont alarmants : 519 accidents recensés, soit une moyenne de 4 morts par jour. Face à cette hécatombe, la Commission nationale de sécurité routière (CNSR) s’est réunie pour valider un plan d’action radical placé sous le signe de la « tolérance zéro ».

Pour garantir l’efficacité des mesures, le gouvernement exige une implication totale des départements clés. Sous la présidence du ministère des Transports, Les ministères (Défense, Justice, Santé, Éducation ou encore Infrastructures) doivent désigner des représentants permanents pour piloter cette stratégie globale.

Sous l’égide de la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), le Comité technique regroupe les forces du secteur : forces de l’ordre, experts (Oser, Ageroute, Fer), secteur privé (Assureurs, auto-écoles et syndicats de transporteurs).

Le Comité technique : le moteur opérationnel

Pour briser la courbe des accidents, la feuille de route 2026 mise sur une surveillance technologique et une fermeté sans faille. L’arsenal de mesures comprend la répression immédiate par la mise en fourrière (alcool au volant, défaut de permis ou de contrôle technique), ainsi qu’un nettoyage du secteur technique via des audits punitifs contre la complaisance. Enfin, le gouvernement passe à l’offensive numérique avec une généralisation de la vidéo-verbalisation pour traquer chaque infraction en temps réel.

Un suivi rigoureux est désormais en place : le Comité Technique se réunira chaque mois pendant un semestre pour piloter les réformes. De son côté, la Commission Nationale assurera un point de contrôle chaque trimestre, avec une prochaine échéance prévue dès mars 2026.

Lors de la réunion, une volonté ferme s’est dégagée : faire du réseau routier ivoirien un modèle de sûreté et ériger la protection de la vie humaine en priorité absolue de l’action publique. « Aucune intervention ne sera acceptée, y compris pour les agents de l’État », a martelé M. Dioman Coné, directeur de cabinet, représentant le ministre Amadou Koné.

Yaya K avec sercom

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