Société

“Sidi Touré on veut nos primes” : des grévistes d’une structure interpellent leur ministre (Côte d’Ivoire)

Par Charles Kouassi4 septembre 2017

Des agents de l’Agence emploi jeune (Aej) ont débraillé le lundi 4!septembre 2017 à Abidjan pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail.

Sifflets en bouche, bandeau rouge autour de la tête ou sur les poignets, ces travailleurs de l’Agence emploi jeune, attroupés devant le siège de ladite structure, ont arrêté le travail. “Ce sera ainsi tant que nos revendications ne sont pas prises en compte”, a lancé un des grévistes. Leurs revendications : de meilleures conditions de vie et de travail, le retour des primes trimestrielles supprimées par l’État.

Beugré , un agent explique : “nous avions des primes lorsque nous étions sous l’ancien régime de l’Agepe (Agence de gestion des emplois). Mais, lorsque cette agence a été fondue avec d’autres pour donner l’AEJ, on nous a tout supprimé. De sorte que des personnes qui avaient 300 mille francs par mois avec les primes, se retrouvent sans les primes à 180 mille. Nous réclamons l’application du principe du droit acquis”.
Entre autres “droits acquis”, les agents de l’AEJ souhaitent  le retour de leurs assurances maladie et décès.

Des revendications pour lesquelles ils disent avoir suivi en vain toutes les voies de recours jusqu’à ce lundi. D’où ce buryant arrêt de travail.Des négociations ont été entamées cours entre les responsables du Syndicat national des travailleurs de l’Aej, et les dirigeants de cette structure de l’État en présence de l’inspection du travail.

Chris Monsékéla

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