Un Président qui arpente les stands, qui salue les éditeurs, qui feuillette les manuscrits. Une Première Dame qui achète par centaines, qui questionne les libraires, qui pense aux enfants. En 48 heures, Alassane et Dominique Ouattara ont donné au SILA 16 son sens le plus haut : faire du livre le ciment de l’émergence. Retour sur deux visites qui valent programme politique.
Il y a des salons qui passent. Il y a des éditions qui marquent. Le 16e Salon International du Livre d’Abidjan, SILA 2026, appartient à la seconde catégorie. Parce qu’il a tenu sa promesse : « Lire pour bâtir ». Parce qu’il a rassemblé 200 000 visiteurs, 125 exposants, 45 000 titres et 60 000 exemplaires vendus. Parce qu’il a généré 200 000 000 de F CFA de chiffre d’affaires. Mais surtout parce qu’il a reçu, en deux jours, la bénédiction la plus haute : celle du couple présidentiel.
Le mercredi 29 avril 2026, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République, a franchi les allées du Parc des Expositions. Le jeudi 30 avril, Madame Dominique Ouattara, Première Dame, a prolongé l’élan. Deux présences. Deux symboles. Un message : en Côte d’Ivoire, le livre est une affaire d’État, et l’État est une affaire de culture.
« Lire pour bâtir » : le thème qui épouse la vision présidentielle
« Lire pour bâtir », trois mots, un programme. Depuis son accession à la magistrature suprême, Alassane Ouattara n’a cessé de lier le béton et la bibliothèque, le pont et la page, l’émergence économique et l’éveil des consciences. Le SILA 16 a mis cette conviction en scène.
En choisissant ce thème, le Commissariat Général a répondu, sans le dire, à l’appel lancé depuis des années par le Chef de l’État : faire de la Côte d’Ivoire une Nation qui lit pour se hisser, qui pense pour durer.
Le 29 avril, à la tribune, Madame Françoise Remarck, Ministre de la Culture et de la Francophonie, l’a rappelé avec force : « Un enfant qui lit devient un adulte qui pense ». Elle a ajouté, les yeux tournés vers le Président, son propos s’est achevé par des remerciements appuyés à Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, dont la présence traduit « l’engagement à œuvrer à un rayonnement toujours plus grand de la culture en général et du livre en particulier ».
La phrase est claire. La présence du Président n’est pas protocolaire. Elle est programmatique. Elle dit que l’émergence à l’horizon 2030 ne se fera pas sans les industries créatives. Elle dit que le PIB a besoin de poètes. Que les ponts ont besoin de phrases pour relier vraiment les hommes.
29 avril : le Président au milieu des livres, le pouvoir au service de la page.
La cérémonie d’ouverture officielle du 29 avril restera dans les annales du SILA. Non seulement parce que Maurice Bandaman, auteur à l’honneur, a rappelé que : « les grands hommes et les grandes femmes sont des personnes qui lisent ». Non seulement parce que le Grand Chancelier Ally Coulibaly, parrain du Salon, a martelé que : « la lecture demeure toujours aussi indispensable, dans un monde en proie à toutes sortes de distractions », mais parce que le Président de la République était là, debout, attentif et sourire grave. Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara n’est pas venu couper un ruban et repartir. Il a honoré les professionnels du secteur en visitant de nombreux stands. Il s’est arrêté. Il a feuilleté. Il a échangé avec plusieurs auteurs ou exposants. On l’a vu écouter un jeune éditeur lui présenter “Marie Thérèse Houphouët-Boigny, naissance d’une icône”, prix SILA de l’édition chez Tabala. On l’a vu féliciter Assamala Amoi, prix Jeanne de Cavaly de la littérature enfantine pour “Trésor perdu dans la ville”. On l’a vu saluer Soubouré Dali, prix du jeune écrivain pour “Les monts de Kong”. Chaque poignée de main était un signal. Chaque arrêt était une politique publique. Dans un pays où le temps présidentiel est compté, offrir deux heures au livre, c’est inscrire la lecture dans les priorités nationales. Le rapport du SILA le souligne : « Présent pour la cérémonie officielle d’ouverture, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République, a honoré les professionnels du secteur ». Le verbe honorer n’est pas choisi au hasard. Il renvoie à la dignité, à la reconnaissance, à la République qui s’incline devant ceux qui fabriquent du sens. En visitant les stands, le Président a aussi envoyé un message économique. 200 000 000 de F CFA de chiffre d’affaires, 60 000 exemplaires vendus. Le livre n’est pas une dépense, mieux c’est un investissement, une industrie, une chaîne de valeur qui va de l’auteur au libraire, de l’imprimeur au transporteur. En saluant les exposants, le Chef de l’État saluait des entrepreneurs, des créateurs d’emplois, des bâtisseurs, au sens propre du thème 2026.
30 avril : Dominique Ouattara, la Première Dame qui achète pour que la Côte d’Ivoire lise
Le lendemain, 30 avril, le SILA a vécu un second moment d’exception : la visite de Madame Dominique Ouattara. La Première Dame n’est pas venue les mains vides. Le rapport est limpide : « Quant à Madame Dominique Ouattara, ses achats conséquents de plusieurs centaines de livres confirment son engagement de toujours œuvrer en faveur de l’éducation par la lecture ».
Il faut mesurer la portée du geste. Dans un salon, les achats présidentiels ne sont jamais anodins. Ils sont des commandes. Des orientations. Des politiques publiques en acte.
En achetant plusieurs centaines de livres, la Première Dame a fait trois choses à la fois. D’abord, elle a soutenu financièrement les éditeurs, les auteurs, les libraires. Elle a transformé sa visite en chiffre d’affaires concret. Ensuite, elle a montré l’exemple.
Si la Première Dame achète des livres, alors chaque famille peut acheter un livre. Chaque enfant peut recevoir un livre. Enfin, elle a rappelé sa constance. « Engagement de toujours ». dit le rapport. Depuis la Fondation Children Of Africa, depuis les bibliothèques offertes, depuis les caravanes du livre, Dominique Ouattara lie son nom à la page.
Le SILA 16 n’est pas une opération de communication. C’est une étape de plus dans un compagnonnage ancien avec l’école, avec l’enfance, avec l’imaginaire. Les exposants en parlent encore. « Elle a pris le temps ». « Elle a demandé : ce livre, c’est pour quel âge ? ». « Elle a acheté des contes, des romans, des documentaires ». La Première Dame n’achète pas pour décorer. Elle achète pour distribuer, pour lire, pour faire lire.
Un couple présidentiel, deux lectures de la République.
Mis bout à bout, les passages du 29 et du 30 avril dessinent une doctrine. Celle d’un pouvoir qui croit que la souveraineté passe par la tête avant de passer par les armes. Que l’émergence passe par l’école avant de passer par le port. Alassane Ouattara visite les stands. Dominique Ouattara achète les livres. L’un donne la légitimité. L’autre donne l’impulsion.
L’un dit : « Le livre compte » ; l’autre dit : « Voici comment on le fait compter ». Cette complémentarité a frappé les observateurs. Elle a donné au SILA 16 une solennité particulière. Les discours l’ont traduit. Françoise Remarck a remercié le Président. Les auteurs ont dédié leurs ouvrages. Le public a compris que le livre était sorti de la marge. Qu’il était au centre.
Les à-côtés d’une édition historique : Bouaké, Bandaman, le Liban.
L’éloge du couple présidentiel ne doit pas faire oublier l’architecture générale du SILA 16. Car si la tête a brillé, le corps a tenu. Pour la première fois, le SILA s’est exporté. Direction Bouaké, ville à l’honneur, avec le “Before SILA” du 22 avril 2026.
L’investissement du Ministre Amadou Koné, maire de la commune, a permis aux populations du Gbêkê de vivre pleinement le salon. C’est une décentralisation réussie. Une République qui lit partout, pas seulement à Abidjan.
L’auteur à l’honneur, Maurice Bandaman, a été célébré à l’Université Félix Houphouët-Boigny le 29 avril lors d’une rencontre intitulée “Maurice Bandaman, écrivain malgré tout”. Le malgré tout dit l’obstination. Il dit aussi la reconnaissance de la Nation. Le Grand Prix National Bernard Dadié pour “Sœurs esclaves” vient couronner un parcours.
Le Liban, pays invité d’honneur, a déployé une forte implication à travers la communauté libanaise et l’Union culturelle libanaise mondiale. Dans un monde fragmenté, le SILA a été un pont entre Abidjan et Beyrouth.
Les prix : une vitrine de l’excellence ivoirienne
Le palmarès du 28 avril mérite d’être rappelé, car il raconte la vitalité du secteur. Grand Prix National Bernard Dadié de littérature : Maurice Bandaman, “Sœurs esclaves”. Prix National Bernard Dadié du jeune écrivain : Soubouré Dali, “Les monts de Kong”. Prix Jeanne de Cavaly de la littérature enfantine : Assamala Amoi, “Trésor perdu dans la ville”.
Prix SILA de l’édition : Éditions Tabala, pour “Marie Thérèse Houphouët-Boigny, naissance d’une icône”, de Brice Brou. Quatre prix. Quatre générations. Quatre genres. Le livre ivoirien est vivant. Il raconte l’histoire, il invente l’enfance, il révèle la jeunesse. Et il le fait avec des standards qui s’exportent.
Le SILA en chiffres : la preuve par 200 000
Les chiffres du rapport parlent d’eux-mêmes : nombre de visiteurs enregistrés est plus de 200 000. Le nombre d’exposants est passé subitement 125 contre moins de la centaine, pendant l’édition passée. 45 000 titres exposés pour 60 000exemplaires vendus.
Le chiffre d’Affaires Total quant à lui est de 200 000 000 de F CFA. La Direction scientifique a raison de dire que : « La rétention d’information nuit au progrès ». En publiant ces données, le SILA se professionnalise. Il donne des armes aux décideurs. Il dit aux banques : le livre est bancable. Il dit aux jeunes : l’édition est un métier. Il dit aux partenaires : investissez.
L’après SILA : Sila Mag et le Livre de l’année
Le Commissariat Général ne s’endort pas sur ses lauriers. Deux annonces majeures prolongent l’élan. Premièrement, le prolongement du magazine littéraire, “Sila Mag” en distribution trimestriellement à partir de décembre 2026. Le SILA Mag devient un média permanent. Il vivra toute l’année.
Deuxièmement, la création d’un prix dit du Livre de l’année en décembre 2026. Principe démocratique, le lecteur, à travers son vote, désignera l’œuvre la plus marquante. C’est la République des lecteurs. Ces deux initiatives répondent à un vœu que le Président a souvent formulé : inscrire la culture dans la durée, dans la méthode, dans les institutions.
Pourquoi le 29 et le 30 avril resteront
Il faut revenir au couple présidentiel. Parce que sans eux, le SILA 16 aurait été un beau salon. Avec eux, il devient un moment de la Nation. Alassane Ouattara a donné au livre la caution de l’État stratège. Dominique Ouattara a donné au livre la chaleur de l’État social.
L’un a marché dans les allées pour dire : « L’économie du savoir est notre économie ». L’autre a ouvert son portefeuille pour dire : « L’éducation par le livre est notre combat ». Ensemble, ils ont rappelé que « Lire pour bâtir » n’est pas un slogan. C’est une feuille de route.
Vive le livre, vive la Côte d’Ivoire qui lit
Le secrétariat général du SILA termine son rapport par trois mots : « Vive la Culture. Vive le livre ». On peut ajouter : « Vive le couple présidentiel qui lit ». Le 29 avril, le Président a lu avec ses pas. Le 30 avril, la Première Dame a lu avec ses achats. Et 200 000 Ivoiriens ont lu avec leurs yeux, leurs mains, leur porte-monnaie.
Le SILA 16 a réussi parce que le sommet et la base se sont rencontrés au milieu des livres. Parce que le pouvoir a compris que gouverner, c’est aussi donner à lire. Parce que le peuple a compris que lire, c’est déjà gouverner sa vie. « Un enfant qui lit devient un adulte qui pense », a dit Françoise Remarck. Grâce au 29 et au 30 avril 2026, des milliers d’enfants liront. Des milliers d’adultes penseront. Et la Côte d’Ivoire bâtira et bien pour longtemps.
CoolBee Ouattara.