Doumbia Major s’est prêté à Abidjan aux questions des journalistes, mercredi 3 janvier 2018.
À la question de savoir comment compte-t-il renouer ses relations avec Guillaume Soro, le président du congrès panafricain pour la renaissance (CPR) a répondu que Guillaume Soro est son frère. Et qu’il est en Côte d’Ivoire dans une dynamique de paix et de réconciliation.
« C’est dans cette dynamique que je suis allé à la Haye pour rencontrer Charles Blé Goudé. Et Lors de nos échanges, avec Blé Goudé, le Président Laurent Gbagbo a dit : ‘’Ce que vous faites est historique et important. C’est ce que nous n’avons pas pu faire au niveau de notre génération. Ce que vous faites est un exemple. C’est ça qu’il faut faire. C’est bon’’.
Avec Guillaume Soro mes relations ne peuvent qu’aller parce que ‘’c’est ça qu’il faut faire. C’est bon’’. Parce que cela dépasse nos personnes et met l’avenir de nos enfants et petits-enfants en avant. Nous devons être capables de tourner la page des rancœurs et des rancunes. Nous sommes des frères qui avons été dans le même mouvement. Ce que j’ai vécu avec Blé Goudé et Soro, je n’ai pas vécu cela avec quelqu’un d’autre. J’ai fait la lutte avec eux, et je me suis battu pour leur libération quand ils étaient à la MACA.
Cequi doit nous unir est plus fort que ce qui doit nous diviser. Nous avons des points de vues divergents et idéologiquement loin. Nous avons fréquenté les mêmes écoles, lu les mêmes livres. Nous avons eu les mêmes maitres. Le rôle que je compte jouer pour la réconciliation est celui de l’aiguille qui coud et recoud le tissu social divisé, l’unité fragilisée. Nous allons nous battre pour les libertés, pas avec les armes. Ce n’est pas notre option ».
«Si Bédié clame la libération des prisonniers…»
« Dans ce pays, il y a des opposants et des opposants. Si Bédié réclame la libération des prisonniers politique, Ouattara sera obligé d’accepter. Tant qu’il ne le fera pas, Ouattara se dira si mon allié me soutient alors pourquoi ne pas rester dans cette posture. Je ne dis pas que c’est Bédié qui garde les prisonniers. Mais s’il le réclame, ils seront dehors. S’il en fait son cheval de batail. Mais c’est parce qu’il s’accommode de cette situation que ces prisonniers y sont encore. Nous avons soutenus Ouattara. Nous avons vécu des moments difficiles, la clandestinité parce que nous croyions en lui. Nous nous sommes dit que l’homme sage lorsqu’il a vécu quelque chose, il fait en sorte à ne pas le faire aux autres. Alassane Ouattara peut et doit faire preuve de grandeur. C’est nous qui l’avons soutenu qui disons de libérer les prisonniers de la crise politique. On ne peut pas aussi demander la libération des prisonniers dans des conflits. Il faut le faire de manière sage. Samba David est mon ami. Il n’est pas dangereux. Il faut le libérer. Des gens qui n’ont même pas une Kalachnikov chez eux. Il y en a qui ont des tonnes d’armes avec eux ».
Hilaire Gueby