Leader mondial du diagnostic, Roche Diagnostics a officiellement lancé sa filiale le mardi 27 mai 2025, à Abidjan-Cocody. Cette entreprise suisse, portée par l’innovation, les partenariats stratégiques et la transformation numérique, déploie des solutions diagnostiques avancées et des approches collaboratives pour relever les défis de santé publique, tout en renforçant l’accès aux soins et sa présence en Afrique francophone.
La cérémonie s’est tenue sous la présidence du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba. À cette occasion, il a salué l’arrivée de Roche Diagnostics en Côte d’Ivoire, estimant qu’elle permettra de rapprocher les opérations, d’assurer la sécurité de l’approvisionnement et de soutenir les investissements locaux.
Une démarche qui s’inscrit pleinement dans les efforts en cours pour étendre la couverture sanitaire universelle à l’ensemble de la population.
Selon lui, le ministère collabore depuis plusieurs années avec le groupe Roche et d’autres partenaires pour élargir l’accès au diagnostic, favoriser la détection précoce des maladies et améliorer la qualité des soins à l’échelle nationale.
« En Côte d’Ivoire, où vivent plus de 30 millions de personnes, nous avons observé une baisse significative de la mortalité liée au sida, avec une diminution de 83 % depuis 2002, ainsi qu’une réduction de près de 90 % des nouvelles infections par le VIH. La tuberculose a, quant à elle, reculé de près de 40 %, et des progrès notables ont été réalisés dans la lutte contre le paludisme, l’un des principaux fardeaux sanitaires du pays. Chacun de ces succès repose sur un investissement accru dans les tests de diagnostic rapide, qui permettent des décisions thérapeutiques plus éclairées et favorisent les soins préventifs », a-t-il souligné. Il a ajouté que ces efforts sauvent déjà des vies et consolident durablement le système de santé ivoirien.
Pour sa part, Johan Descombes, Directeur général de Roche Diagnostics pour la Côte d’Ivoire, a rappelé que le pays constitue un hub stratégique pour la sous-région. « Avec cette nouvelle filiale, nous voulons non seulement rapprocher nos solutions diagnostiques des populations ivoiriennes, mais aussi contribuer au développement des compétences locales, en formant et en accompagnant les techniciens et professionnels de santé », a-t-il déclaré.
Notons que si l’Afrique supporte environ 25 % de la charge mondiale de morbidité, elle ne représente que 1 à 3 % des dépenses mondiales de santé. En moyenne, un Africain dispose de 80 dollars (environ 46 294 FCFA) par an pour sa santé, contre plus de 12 000 dollars (près de 6 944 160 FCFA) pour un citoyen américain.
JM