AFRIKIPRESSE-Conakry- Initialement prévu le mercredi 8 avril 2015 à Malabo (Guinée équatoriale), le sommet conjoint des chefs d’Etat de la CEDEAO et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), sur l’adoption d’une stratégie commune de lutte contre le groupe terroriste Boko Haram, a été reporté ”sans motif”.
Dans un premier communiqué de la cellule de communication de la CEDEAO parvenu à Afrikipresse, il est indiqué: ”devant les attaques de plus en plus nombreuses et sanglantes des intégristes contre le Nigéria, le Niger, le Cameroun et le Tchad avec leurs graves conséquences sur ces pays, et le risque réel de déstabilisation qu’elles induisent pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, les deux communautés économiques régionales (CER) ont décidé de faire face”.
Contre toute attente, un autre communiqué de la même cellule est venu demander de ”considérer SANS OBJET le communiqué que nous venons de diffuser sur un sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO et de la CEEAC devant se tenir le 8 avril 2015 à Malabo, en Guinée équatoriale”.
N’étant pas satisfaite, la cellule communication a renvoyé un troisième communiqué pour tenter d’apporter d’éclaircissement : ”le sommet conjoint des chefs d’Etat de la CEDEAO et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), initialement prévu le mercredi 8 avril 2015 à Malabo, en Guinée équatoriale, a été reporté à une date ultérieure. Cette rencontre, qui a déjà fait l’objet d’une réunion au niveau des experts, tenue le 2 avril dernier à Douala, au Cameroun, doit déboucher sur l’adoption d’une stratégie commune de lutte contre le groupe terroriste Boko Haram qui sévit au Nigeria, mais aussi au Cameroun, au Niger et au Tchad”.
Dans un article précédent faisait état de ce report [- http://www.afrikipresse.fr/afrique/apres-garissa-des-chefs-d-etat-africains-reportent-une-reunion-sur-boko-haram – ] , afrikipresse.fr avait évoqué des sources diplomatiques qui ont en avant l’attaque de Garissa et les contraintes liées à l’alternance au sommet de l’Etat au Nigéria.
Aliou BM