Coup d’arrêt pour le Comité national olympique de Côte d’Ivoire (CNO-CI). L’Assemblée générale élective prévue le samedi 2 mai 2026, qui devait aboutir à l’élection d’un nouveau président, a été suspendue par décision de justice rendue le jeudi 30 avril 2026, à la suite d’une plainte déposée par deux fédérations sportives (voir fac-similé).
Cette décision intervient seulement 24 heures après la reconnaissance et la réintégration, par le ministère des Sports, de plusieurs présidents de fédérations précédemment écartés du processus électoral. Une situation qui constitue un sérieux revers pour Georges Joseph N’Goan, unique candidat à sa propre succession.
Les présidents des fédérations ivoiriennes de natation et sauvetage et de judo ont été à l’initiative de cette action judiciaire. Saisis de leurs recours, les tribunaux ont ordonné la suspension de l’Assemblée générale élective qui devait entériner la reconduction de Georges Joseph N’Goan à la tête du mouvement olympique ivoirien.
Déjà, la veille, des signaux d’alerte avaient été adressés à la direction du CNO-CI, avec la décision du ministère des Sports de réintégrer dans le processus électoral, certains dirigeants de fédérations jugés injustement exclus.
Depuis plusieurs mois, le sport ivoirien est secoué par des tensions opposant la direction du CNO-CI à certaines fédérations. Toutefois, les récentes décisions judiciaires laissent entrevoir une issue progressive à cette crise.
La dernière en date reste donc la suspension du scrutin du 2 mai 2026, prononcée à la suite des plaintes de la Fédération Ivoirienne de Natation et de Sauvetage (FINS) et de la Fédération Ivoirienne de Judo et Disciplines Assimilées (FIJDA), dirigées respectivement par Serge Vremen et Seydou Dabonné.
Cette décision rebat les cartes du processus électoral et ouvre la voie à une recomposition des instances en charge de son organisation. La Commission Électorale indépendante, mise en place par Georges Joseph N’Goan, devrait être remplacée par une nouvelle structure chargée de conduire un processus jugé plus inclusif, transparent et équitable pour l’ensemble des acteurs du mouvement olympique ivoirien.
Adou Mel