Le procureur de la République a requis, le 30 mars 2026 à Abidjan, la prison à vie contre cinq accusés dans le procès de l’attaque jihadiste de Kafolo (2020), qui avait coûté la vie à 14 militaires ivoiriens. Ce procès emblématique vise à établir les responsabilités et à affirmer la résilience de l’État de droit face au terrorisme.
Procès de l’attaque de Kafolo : des réquisitions lourdes
Ouvert devant la justice ivoirienne, le procès de l’attaque de Kafolo, survenue dans la nuit du 10 au 11 juin 2020 au nord du pays, franchit une étape décisive. Le parquet a requis la prison à vie contre cinq accusés, présentés comme les auteurs directs de l’assaut contre un poste de contrôle.
Selon l’accusation, ces individus faisaient partie d’un commando d’environ 30 combattants affiliés à la Katiba Macina. L’attaque, menée sous la direction d’Abdourahmane Sidibé, alias « Hamza », avait provoqué la mort de 14 soldats ivoiriens.
Soutiens logistiques et acquittements demandés
Dans ce dossier impliquant 45 accusés, le procureur distingue plusieurs niveaux de responsabilité. Il a requis 20 ans de prison contre 26 prévenus, accusés d’avoir apporté un soutien logistique, notamment en hébergement ou en renseignement.
En revanche, 14 personnes pourraient être acquittées, le parquet estimant qu’elles se sont retrouvées « de façon inopportune » dans cette affaire. Parmi elles figurent des proches d’un suspect en fuite.
La défense prépare la riposte
La défense conteste ces réquisitions et annonce une riposte argumentée lors des plaidoiries prévues le 20 avril 2026. Les parties civiles, quant à elles, réclament 10 milliards de francs CFA de dommages et intérêts.
Au-delà des peines encourues, ce procès apparaît comme un test majeur pour la justice ivoirienne dans sa lutte contre le terrorisme et pour la mémoire des forces de défense tombées à Kafolo.
Une correspondance particulière de F. Kouadio
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