L’Union fait la force. Cependant la force de l’union est plus à trois (3) qu’à deux (2). Sous ce prisme, la prochaine rencontre du Président François Hollande avec le Président Barack Obama et le Président Vladmir Poutine, respectivement les 24 et 26 Novembre 2015 augure de la mise en place de la coalition unique tant souhaitée par le Président russe contre l’Organisation de l’Etat islamique.
Le Conseil de Sécurité a adopté une résolution qui autorise toutes les mesures nécessaires contre l’Organisation de l’Etat Islamique qui va certainement contribuer à la mobilisation des nations éprises de paix et de coexistence pacifique pour l’élimination de Daesh. Dans cette optique, la Russie n’est plus un cheveu sur la soupe mais un partenaire stratégique et complémentaire contre le terrorisme de guerre, le mal du siècle. Depuis le 31 Octobre 2015 (attentat de l’Airbus russe au dessus du Sinaï) et le 13 Novembre 2015 (attentats de masse à Paris), Daesh a donné le bon prétexte, au bon moment et au bon endroit au Président Vladmir Poutine, surnommé Abou Ali Poutine par les arabes, d’étaler le tapis de bombes suite au doublement de son aviation en Syrie qui passe à 69 avions avec 394 sorties visant 731 cibles, au cours des trois derniers jours, en plus des 18 missiles largués par la marine russe. Pour le Président russe, ce n’est pas assez, il faut frapper davantage. Sous nos yeux en 2015, se met en place la coordination des actions militaires de la coalition franco-américano-russe, à l’instar de celle entre Staline et les alliés qui a défait l’armée hitlérienne, il y’a 70 ans.
Le nom de l’opération russe est “vengeance”, un état d’esprit à la hauteur de la grandeur de la Russie qui entend éradiquer Daesh de la planète, le mal absolu à éliminer par rapport au Président syrien Bachar Al Assad, le mal nécessaire aux yeux des russes, en vengeant les 224 passagers, en majorité russes pulvérisés en plein vol. Le Président François Hollande a ordonné l’intensification des frappes de l’aviation française en Syrie et en Irak. La riposte forte, massive et impitoyable contre l’Organisation de l’Etat Islamique est aujourd’hui la raison d’exister des trois grandes puissances pour que leurs peuples croient en elles et leur font confiance.
Entre le 15 et le 21 Novembre 2015, les récents attentats terroristes au Nigeria, au Mali et au Cameroun montrent que les pays africains sont bien faibles face à la menace terroriste imminente, à l’économie criminelle, au blanchissement des finances du Groupe Etat Islamique, à l’idéologie mortifère, intégriste, radicalisée et obscurantiste qui se traduisent en violence physique, verbale, sexuelle, psychique, endoctrinement, attentat suicide et bombe humaine. Le 20 Novembre 2015 à l’hôtel Radisson Blu de Bamako, six russes, trois chinois, deux belges, une américaine et un canadien ont été victimes des balles terroristes. La coalition tripartite contre le terrorisme doit être au chevet de l’Afrique qui n’en finit pas de subir les soubresauts du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et au Centre.
La faiblesse du continent africain en
1. préparation antiterroriste des couches fragiles psychologiquement, désœuvrées au niveau du chômage de longue durée des actifs et économiquement vulnérables, des quartiers sensibles contre l’endoctrinement, le lavage de cerveau, le produit d’appel, la manipulation;
2. formation antiguerre asymétrique;
3. matériels et équipements de défense du territoire;
4. logistique;
5. renseignement humain;
6. en analyse du renseignement;
7. moyens financiers;
8. moyens humains;
9. technologies sophistiquées de l’information et de la communication;
10. maîtrise de la langue de l’ennemi terroriste / djihadiste au niveau de la conversation, de la rédaction et de la traduction;
11. coordination, vigilance, surveillance, anticipation et détection du risque émergent;
12. arbitrage judicieux entre la réduction du budget de la sécurité / de la défense et l’augmentation des dépenses pro-pauvres (assainissement, eau potable, éducation, électrification, santé), nécessaires à la répartition équitable de la croissance économique inclusive;
13. contrôle des frontières extérieures;
14. lutte contre le trafic des armes légères, lourdes et de guerre.
doit être compensée par l’assistance multilatérale et l’implication effective des grandes puissances qui ont en charge au nom des principes de précaution et de responsabilité, la protection et la quiétude du monde dont le ventre mou est l’Afrique contre le terrorisme de guerre, la planification et la coordination des attentats simultanés.
Laurent Maurice Kouakou
Chroniqueur expert consultant