Face aux membres de la Commission des affaires économiques et financières du Sénat, le dimanche 10 décembre 2023, pour justifier la dotation budgétaire allouée à son ministère pour l’année 2024, (46 507 375 913 FCFA.), le ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, Koné Bruno Nabagné a pu convaincre ces parlementaires qui ont adopté ledit projet de budget à l’unanimité. Cependant, au cours des débats, les sénateurs ont voulu savoir les raisons du retard du transfert de la capitale d’Abidjan à Yamoussoukro.
À cette préoccupation «le Gouvernement reste ferme sur la question du transfert de la capitale à Yamoussoukro. Il n’y a absolument aucun recul ! Au plan politique le choix est fait, le transfert est fait, il reste d’opérationnaliser ce transfert- là. C’est cette opérationnalisation qui n’est pas comprise par tous. Oui, c’est cette opérationnalisation qui coûte l’argent. Si on veut qu’elle soit efficace, elle va coûter beaucoup d’argent. Et des exemples sont autour de nous ; vous voyez le transfert de la nouvelle capitale d’Egypte appelée « Le Cairo », qui est à une cinquantaine de kilomètres de l’ancien Caire. Aujourd’hui, c’est 45 milliards de dollars et l’État investit entièrement. L’État fait l’aménagement, la construction des bureaux, la construction d’édifices religieux. L’État construit des bâtiments privés pour les vendre ou louer aux entreprises privées. C’est un gigantesque projet sur une superficie qui a la taille d’Abidjan. Nous avons besoin de disposer de ressources pour faire cela. Cela ne veut pas dire qu’il y a un recul.»
Transfert de la capitale
« Le transfert de la capitale à Yamoussoukro, le Gouvernement qui part, les cabinets qui partent, le personnel d’accompagnement qui part etc. Quand vous mettez tout ça ensemble, ça va faire 700 000 personnes. Abidjan, aujourd’hui, c’est 7 millions d’habitants. Donc ce n’est pas le transfert qui va régler les problèmes dans la ville d’Abidjan puisque la tendance boursière des populations de la ville d’Abidjan va demeurer parce que c’est le premier pôle économique, c’est le premier port d’entrée, c’est le premier port de sortie. C’est là où la plupart des industries sont installées donc naturellement Abidjan continuera d’être la capitale économique. Et c’est là que ceux qui cherchent du travail iront pour travailler. Quand je dis 700 000 personnes aussi il faut prévoir des logements avant même les bureaux car il faut loger ces personnes. Et aujourd’hui à Yamoussoukro il n’y a pas 5000 logements nouveaux construits… », a clarifié l’émissaire du gouvernement.
Harry Diallo à Yamoussoukro