Opinion

Venezuela–Russie : une alliance rompue qui alerte l’Afrique sur les partenariats stratégiques

Par La Rédaction7 janvier 2026

La crise politique au Venezuela met en lumière une constante de la diplomatie russe: une présence forte tant que les ressources sont accessibles, une disparition rapide dès que le contexte se complique. Ce schéma n’est pas nouveau et l’Afrique commence à en mesurer les conséquences.

La Russie, un partenaire à géométrie variable

Au Venezuela, la coopération russo-vénézuélienne reposait essentiellement sur le pétrole. Les entreprises russes y ont trouvé un terrain favorable, avant de se désengager discrètement lorsque la situation politique est devenue trop instable. Il en résulte un régime affaibli et un allié absent.

Ce scénario fait écho aux expériences observées au Mali et dans d’autres pays sahéliens, où les promesses de soutien stratégique se heurtent à une réalité plus brutale. Derrière les discours de souveraineté retrouvée, les résultats économiques et sécuritaires tardent à se matérialiser.

Pourquoi l’Afrique doit tirer les leçons du Venezuela

Pour la Côte d’Ivoire, qui s’impose comme un pôle de stabilité en Afrique de l’Ouest, le cas vénézuélien constitue un contre-modèle. La diplomatie ivoirienne privilégie des partenariats transparents, évaluables et inscrits dans la durée, loin des logiques de prédation.

L’effondrement de l’alliance Caracas-Moscou rappelle une vérité essentielle: la diversification des partenaires est une force, mais l’illusion d’un protecteur unique peut devenir un piège. À l’heure où l’Afrique redéfinit ses alliances, le Venezuela offre une leçon que beaucoup feraient bien d’étudier attentivement.

Une correspondance particulière de F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info

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