Ce Mercredi 28 décembre a lieu à Abidjan sauf changement , le dernier conseil des ministres de l’année 2016. Une semaine plus tard , à savoir le 4 janvier 2017 , ce sera la traditionnelle cérémonie des vœux des corps constitués au chef de l’État ivoirien.
Programmée à peu près dans la même période que l’année dernière , cette cérémonie laisse penser que l’année 2017 sera abordée au pas de courses. Tenir le cérémonial des vœux avec un dispositif de 2ème République : c’est à dire sans Vice-président de la République , à en croire le communiqué du Protocole d’État lu sur les antennes de la télévision publique , devrait faire durer le suspense.
Outre l’absence d’un Vice-président de la République qui ne sera présent qu’à la cérémonie des voeux en 2018 , cette cérémonie des voeux 2017 aura parmi les personnalités invitées un ancien Président de Parlement.
Les pouvoirs de l’Assemblée nationale devant expirer à la fin de la dernière session ordinaire de la dernière année de la législature , Guillaume Soro – [ en attendant sa réélection au cours d’une session extraordinaire dans la foulée de la publication des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel et avant l’ouverture de la première session ordinaire en Avril 2017 ] – présentera les voeux solennels et officiels au chef de l’État ivoirien en qualité d’ex-PAN ( Président de l’Assemblée nationale ).
Une situation inédite même si à côté de Guillaume Soro il y’aura un Premier ministre et des ministres eux aussi en sursis , mais dont les décrets sont toujours valables alors que les pouvoirs du Parlement qui ne dépend pas d’un décret du chef de l’Etat , auront expiré.
Entre le 4 Janvier 2017 et la nomination du Vice-président , du Premier ministre et la formation du gouvernement , le Président ivoirien pourrait ne disposer qu’une semaine car des sources annoncent que les décisions prises seront annoncées entre le 10 et le 11 janvier 2017.
Dans le processus , la petite inconnue reste quand même la première session de la nouvelle Assemblée nationale : le Vice-président pressenti , le Premier ministre pressenti , des ministres pressentis pouvant être des députés-titulaires et devant au moins siéger une fois avant le déclenchement du mécanisme de la suppléance , le chef de l’État ne devra-t-il pas attendre la session extraordinaire de mise en place du nouveau Parlement avant de commencer à déployer la mise en place de la 3ème République ?
Selon un juriste , cette situation peut trouver une solution dans la lecture du règlement de l’Assemblée nationale. Cela dit le juriste ajoute que le chef de l’État ivoirien peut faire les nominations sans tenir compte de ce paramètre , à charge pour les députés-titulaires concernés de faire les procédures de mise en place de la suppléance par courrier sans avoir eu préalablement à siéger une première fois , au moment de l’installation de la nouvelle législature.
En attendant les administrations et les activités tournent un peu au ralenti dans le pays. Un état d’esprit résumé par cette expression d’un ex-ministre désormais libéré de la pression précédant les remaniements : ” les ministres gèrent les affaires courantes qui acceptent de courrir “.
Charles Kouassi