Parrain de la cérémonie de dédicace du livre hommage à Franck Yannick Kessié, Wilfried Kanon, le sociétaire d’ADO Den Haag en Hollande espère regagner Abidjan au lendemain du 5 février 2016 avec le trophée de la CAN. Entretien !
Quel regard vous portez-vous sur vos prestations en club ?
À mi-parcours, je dirai que les choses sont positives. Nous étions leaders du championnat avant de dégringoler un peu. Je suis titulaire. C’est la bonne nouvelle. Et, surtout, je suis en forme. Je ne traîne aucun bobo comme les saisons écoulées. Je suis à 100 % de ma forme. Aucun problème physique.
Les médias hollandais rapportent que vous avez des soucis en club ? De quoi s’agit-il effectivement ?
Il n’en est rien. Je n’ai aucun souci avec mon club. Tout joueur peut discuter avec son club, mais ce sont des choses internes. Pour l’instant, je suis joueur d’ADO Den Haag. Alors je reste concentré. Après la CAN où à la fin de la saison, je pourrais aller voir ailleurs.
À vous entendre, vous voulez quitter le club
Tout joueur rêve de progresser, de jouer dans des clubs plus grands. J’ai envie de voir ailleurs. C’est normal. C’est le football.
Parlons de la CAN. Les Ivoiriens peuvent-ils dormir tranquille, parce que Kanon assurera la défense au Gabon ?
Je ne suis pas seul. Les Ivoiriens peuvent compter sur tout le monde. Éric Bailly, Ousmane Viera, Koné Lamine. Nous espérons être à 100 % de nos formes et bien préparer la compétition pour faire une bonne CAN.
Quand on a déjà à son palmarès, une CAN, comment on aborde le rendez-vous de Gabon 2017 ?
C’est un nouveau défi. Une nouvelle motivation. J’ai envie de jouer et avoir deux, trois CAN. Alors, ce défi me pousse à travailler.
Dites-nous, à quel poste, vous êtes-vous plus à l’aise ?
Sachez que je suis défenseur central. Je me sens bien dans l’axe. Mais, si on me met à gauche, je joue. Je suis défenseur alors je défends partout. Si le coach me met à la place de Gbohouo, je me défendrai. L’essentiel est de jouer.
La Côte d’Ivoire a-t-elle le groupe qu’il pour aller chercher le trophée continental, deux ans après son sacre en Bata ?
Nous espérons. En 2015, personne ne croyait en nous. Cette année au moins, les Ivoiriens nous soutiennent et ont confiance en nous. Alors, nous nous battrons. Mais, pour le moment, il faut bien préparer la compétition lors du stage à Abu Dhabi avant de penser à la CAN proprement dite. C’est très important la préparation.
Un mot sur la poule dans laquelle vous serrez avec le Togo, le Maroc, et la RD Congo. Voyez-vous la Côte d’Ivoire déjà au 2e tour ?
je ne connais qu’une seule équipe : la Côte d’Ivoire. Je me concentre sur mon état et celui de mes coéquipiers. Je ne pense même pas à nos adversaires. Nous allons jouer, c’est tout.
Vous allez croiser Hervé Renard votre mentor, actuel coach du Maroc dans le groupe en tant qu’adversaire. Cela vous inspire quoi comme sentiment ?
Ça fait plaisir de rencontrer un ancien coach. Mais, ça c’est après le terrain. Sur le terrain, on joue à fond pour les trois points. Après on se salue et on rigole.
Gervinho sera le grand absent du groupe…
Oui, quand Gervinho est là, il a un plus. C’est bizarre d’aller sans lui. Il va nous manquer. Mais voilà, c’est la réalité. Il est blessé et nous serons sans lui. Nous pensons à lui, mais il faut aussi penser aux autres joueurs.
Quels sont vos favoris après la Cote d’Ivoire ?
Je ne connais que la Côte d’Ivoire. C’est nous les favoris. Je ne pense pas aux autres. Je ne m’occupe pas d’eux. Je ne pense qu’à nous, à mes coéquipiers.
Propos recueillis par Ange K